đŸ‡«đŸ‡· Le Branding c'est crĂ©er votre espace

25 minutes
Brand heroine

đŸ‡«đŸ‡· Le Branding c'est crĂ©er votre espace

Agence réalité-terrain : entre stratégie et tactique
25 minutes

‍

‍

💡 Questions Ă  des Brand hĂ©ros et hĂ©roĂŻnes

J’ai commencĂ© Ă  enquĂȘter sur le Branding et j’ai pensĂ© que ce serait un angle pertinent d'inviter des experts dont j’admire leur travail et Ă©thique sur le sujet. Mon but est de dĂ©mystifier le mot Branding afin que tout le monde puisse comprendre ses paradoxes et façonner sa version du Branding.

En rassemblant un panel Ă©clectique de dĂ©finitions et de visions de ce qu’est et implique le Branding par celles et ceux qui font, utilise et dĂ©veloppe le Branding : fabricants de marques.

‍

‍

Marie-Anne Vernuccio
Co-fondatrice @Hyperealist

‍

J’ai dĂ©couvert l’agence Hyperealist par hasard et j’ai Ă©tĂ© trĂšs impressionnĂ©e par leur approche business et incarnation d’une image de marque. Avoir une image de marque qui intĂšgre des objectifs de croissances et de pĂ©rennitĂ© est primordiale pour tenir le choc de la traversĂ©e de tout entrepreneur.
‍
Marie-Anne la co-fondatrice, nous transmet sa vision et son approche empathique du Branding. Les entrepreneurs avec qui elle collabore sont les stars et la rĂ©alitĂ© du terrain est un atout que propose l’agence pour construire et façonner une image de marque rĂ©sistante dans le temps.

Cet Ă©change relativise le processus du Branding, mais aussi rĂ©vĂšle avec acuitĂ© l'implication nĂ©cessaire pour ce travail d'introspection vers l’extĂ©rieur : son espace, son marchĂ©, son audience.
‍

‍

‍

Bonjour Marie-Anne

‍

‍

Bonjour Keva

‍

‍

Enchantée, ravie, que tu aies accepté. Bienvenue dans le projet, c'est super ! 

‍

‍

Merci beaucoup. Alors raconte-moi un petit peu. C'est quoi ce projet ? Je suis super curieuse. J’ai fait exprĂšs de ne pas trop fouiller, je suis arrivĂ©e neutre.  

‍

‍

J'adore ça ! Je fonctionne comme ça aussi.

‍

‍

D’accord !

‍

‍

Le but est de collecter les différentes façons de faire du Branding et à la suite de cela, je rajouterais mes «insights» et ça finira par un essai ou un livre dans quelques mois.
‍
C’est vraiment apporter une pluralitĂ© de visions sur le Branding dans diffĂ©rents secteurs. Que ce soit comme toi des Brand HĂ©ro/hĂ©roĂŻnes qui partagent leur expertise et leur façon de voir le Branding. Mais aussi un parallĂšle dans la culture, la science et dans la philosophie.

En somme un panel pour redĂ©finir le mot « Branding » et lui donner un peu plus de lĂ©gĂšretĂ© et d’accessibilitĂ©.

‍

‍

C’est hyper cool, mais toi, c'est ton mĂ©tier aussi, tu as ton agence.

‍

‍

Ça fait partie de mon mĂ©tier. 

‍

‍

Ok, c'est génial !

‍

‍

Je le vois comme une investigation. Dans cette approche-lĂ , je suis aussi neutre et en mĂȘme temps, j’ai plein de questions parce qu’on apprend toujours sur le Branding. Sachant Ă  quel point, les marques sont diffĂ©rentes de mĂȘme la façon de raconter sa marque aussi. J'aime bien cette notion de pluralitĂ©.‍

‍

‍

Cool !

 

‍

J’ai une liste de questions, mais j’aime bien ĂȘtre dans le flow. On y va !

‍

‍

Est-ce que tu veux que je te présente déjà qui je suis et ce que je fais dans l'agence ?

‍

‍

Oui, avec plaisir. 

‍

‍

Ça marche ! Je m'appelle Marie-Anne, j'ai 33 ans. J’ai crĂ©Ă© l'agence Hyperealist, il y a un an et demi avec Barbara Sechi, aujourd'hui, on est 3 ! Je travaille sur le projet depuis longtemps. En rĂ©alitĂ©, ça fait 7 ans que je suis en freelance et Ă  peu prĂšs 10 ans que je travaille au sein d’agences de communication de toute tailles.

J'ai Ă©tĂ© dans des grosses, petites et moyennes structures, mais j'ai une prĂ©fĂ©rence pour les petites structures, car je suis passionnĂ©e par l’entreprenariat. Quand on est entrepreneur et qu’on se lance aujourd’hui, il y a tellement de concurrence. C’est trĂšs difficile aujourd'hui d’arriver avec un produit ou un service qui n'existe pas dĂ©jĂ .

Au fur et à mesure, je me suis vraiment passionnée pour tout ce qui est Branding.


‍

C’est vrai.

‍

‍

La question qu'on a souvent de la part de nos clients, c’est ‘’ comment acquĂ©rir de nouveaux clients ? ‘’.
On leur dit qu’avoir plus de clients ça veut dire se diffĂ©rencier et s’installer en tant que Marque.

Par exemple aujourd'hui, ĂȘtre une marque de cosmĂ©tique bio et naturelle ne va pas suffire Ă  fĂ©dĂ©rer et Ă  intĂ©resser des clients.

Les gens ont besoin de t’aimer, il faut que tu rayonnes, il faut que tu construises vraiment une marque au-delà de tes produits ou des services.

‍

À l'agence, on a aussi une vision qui est trĂšs business. Quand on rĂ©flĂ©chit sur une marque, on fait une analyse poussĂ©e des tendances du marchĂ© sur lequel la marque se positionne.

On travaille sur tout type de projets, on passe du pneu Ă  la santĂ©, de la cosmĂ©tique Ă  la tech, sur des start-ups qui se lancent ou sur des marques existantes depuis des annĂ©es. Le point commun Ă  tous ces projets : la vision entrepreneuriale des fondateurs, qu’ils soient seuls ou 100 dans leur Ă©quipe. On a des sujets trĂšs variĂ©s, c’est un plaisir pour nous, car on dĂ©couvre de nouveaux terrains de jeux tous les jours.

On va toujours chercher Ă  connaĂźtre les concurrents, analyser leurs stratĂ©gies et plus prĂ©cisĂ©ment leurs tactiques de distribution. Ce qui nous aide Ă  avoir des pistes pour la conception du storytelling d’une marque, qui doit ĂȘtre diffĂ©renciant. On ne copie pas bien au contraire !

C’est aussi important pour nous de bien-ĂȘtre ancrĂ©es dans la rĂ©alitĂ© du terrain de nos clients, comprendre comment ils acquiĂšrent leurs clients B2B ou B2C et quelles sont leurs cibles, ça joue Ă©normĂ©ment sur la stratĂ©gie.

‍

Notre travail est de voir oĂč la marque veut aller ? Quels sont ses objectifs ? Et Ă  partir de lĂ , rĂ©flĂ©chir Ă  l’ancrage sur le marchĂ© et le bon positionnement. 

Je travaille beaucoup sur le positionnement avec la notion de plateforme de marque notamment. On rĂ©flĂ©chit aux mĂ©thodes pour se positionner, ĂȘtre diffĂ©rent et ĂȘtre attractif Ă  travers cette image de marque incarnĂ©e, qu'on aura façonnĂ©e.

Au dĂ©but, nous avons eu beaucoup de clients qui lançaient leur marque. On rencontre beaucoup d’entrepreneurs de gĂ©nie qui ont de trĂšs bonnes idĂ©es de produits ou de services, qui sont motivĂ©es avec une grande inspiration, mais qui rencontrent des difficultĂ©s Ă  prĂ©senter leur projet en quelques mots d'une façon qui marque les esprits.

‍

‍

En effet, c'est un défi.

‍

‍

On est d'accord. Ils ont du mal Ă  le poser et Ă  l’écrire, nous sommes lĂ  pour les aider dans ce processus et de la maniĂšre la plus efficace possible.

Je t’avoue qu'aujourd'hui, ça m'arrive de regarder des choses que j'ai faites, il y a 5 ou 6 ans, sur des marques et de rĂ©aliser Ă  quel point ça reste pertinent et solide. La vision de ce qu’est une marque, ne bouge pas.
Autant tout le reste peut changer, les tactiques, les stratégies commerciales, la stratégie d'entreprise, les produits, mais la vision en tant que marque, c'est un concept qui est intemporel.

‍

‍

La vision !

‍

‍

C'est exactement ça et on travaille aussi beaucoup sur du personal branding avec diffĂ©rents types de personnalitĂ©s que ce soit des entrepreneurs, des politiques, etc. On les aide Ă  comprendre qu’ils sont une personne, mais aussi une marque, on les aide Ă  avancer dans cette construction de marque.

VoilĂ  le cƓur de notre mĂ©tier et activitĂ© aujourd'hui.

‍

‍

C'est top ! Je n'ai mĂȘme plus besoin de poser de questions parce que tu as tout dit. C’est trĂšs clair et trĂšs incarnĂ©. Tu sais ce que tu fais et tu sais oĂč tu veux emmener l'agence.

J'ai l'impression que tu as une vraie empathie aussi sur le processus parce que c'est aussi ça de pouvoir éduquer tes clients au fur à mesure sur le cÎté organique d'une marque.

‍

‍

Il y a un gros travail de pĂ©dagogie Ă  faire en amont avant de commencer Ă  travailler avec nos clients. C’est important pour nous de bien poser les bases et les fondations de la partie " marque ". Notamment, parce que pour eux, c’est flou et extrĂȘmement abstrait.

Une marque, c’est impalpable ! C'est trĂšs difficile pour quelqu'un par exemple qui a crĂ©Ă© une super application dans la tech ou qui veut lancer une clinique virtuelle, de lui dire de se poser et de rĂ©flĂ©chir Ă  sa marque et Ă  son message : en somme ce qu’elle veut transmettre.

Ce n'est pas Ă©vident donc il y a beaucoup de pĂ©dagogie. Mais une fois qu’ils comprennent l’importance de cette Ă©tape et qu’ils s'approprient les messages, ils repartent avec des choses concrĂštes.

D’ailleurs, on s'appelle Hyperealist pour ce cĂŽtĂ©, trĂšs crĂ©atif et rĂ©aliste en mode rĂ©alitĂ©-terrain. 

‍

Nous ne sommes pas une agence qui va vendre des conseils, des idées, et aprÚs " bonne chance ". On essaie vraiment d'aller dans le concret, c'est-à-dire : on écrit des textes, des manifestos, des baselines. On va vraiment chercher plein de petites choses au niveau de l'identité verbale d'une marque, qui va aider par la suite les créatifs à travailler en mettant en images les mots que nous aurons trouvés.

Je t'avoue que c'est ma fiertĂ© de voir des clients avec qui on travaille depuis des mois, qui Ă  leur arrivĂ©e avaient un bagage monstrueux, gĂ©nial et hyper intĂ©ressant. Au final, ils arrivent Ă  prĂ©senter leur projet en quelques mots simples et percutants. On est hyper contents de voir le rĂ©sultat de tout ce travail, c’est incroyable. D'ailleurs, on leur dit souvent qu'on les aide Ă  trouver les mots, mais ce sont eux qui ont le charisme de porter leur discours ! C'est vrai qu'on est trĂšs empathiques, en plus de travailler avec des entrepreneurs, nous sommes Ă©galement des entrepreneures.

‍On met beaucoup de cƓur, d’empathie dans les projets de nos clients. Ce sont leurs bĂ©bĂ©s, on en prend soin comme si c'Ă©taient les nĂŽtres.

On les voit grandir, Ă©voluer et c’est le but du boulot ensemble. Et quand on pose les briques, il faut que ce soit solide. La soliditĂ© pour moi, c'est la base, c’est la marque.

Tu peux avoir le meilleur produit ou service et ĂȘtre le meilleur, si tu n'as pas ta base en tant que Marque, tu vas te faire dĂ©passer Ă  un moment. On travaille souvent avec de grandes marques qui existent depuis des annĂ©es, qui ont un business solide, mais qui se rendent compte qu'elles manquent de style, ou qui veulent un coup de frais pour se diffĂ©rencier, car la concurrence est devenue fĂ©roce.

‍

‍

Ce n'est pas la mĂȘme implication. Est-ce qu'en tant que co-fondatrice, tu te considĂšres comme une marque personnelle, avec tout ce que cela engendre ?

‍

‍

Nous sommes en plein boulot sur ce sujet. C’est vrai que depuis le lancement de l'agence, on a eu toute suite eu beaucoup de projets. On a posĂ© ce qu'on voulait faire, mais nous n’avons pas encore travaillĂ© nos personas en tant que fondatrices.

On attendait d'avoir un peu de recul sur la plus-value qu'on apportait aux gens, et si ce retour correspond à la vision que nous avons dans ces cas-là, c’est la confirmation qu’on va dans la bonne direction.

Je fais toujours la différence entre stratégie et tactique, un peu comme dans un sport, tu vois, je ne sais pas si tu es sportive.  

‍

‍

Je fais de la marche. 

‍

‍

C’est un sport. Je fais toujours la diffĂ©rence entre les deux Ă  savoir :
pour moi la stratĂ©gie, c’est ta vision et ce que tu construis sur du long terme.
Et la tactique, va ĂȘtre tous les moyens que tu vas mettre en place au fur et Ă  mesure en fonction du terrain. 

Exemple : une Ă©quipe de football qui veut gagner la CAN la stratĂ©gie ça va ĂȘtre leur vision ; l'objectif final sera de gagner la CAN, mais par contre la tactique, ce seront les moyens de pouvoir atteindre cet objectif, gagner chacun des matchs, comment se positionner par rapport aux concurrents entre autres
).

Cette diffĂ©renciation est importante pour nous ! En tant qu'agence Hyper rĂ©aliste, jusqu'ici, on a avancĂ© en mode tactique. Et on se pose ces questions, mais ce n'est pas facile de le faire pour soi-mĂȘme.

On fait beaucoup d'ateliers et de formations, au cours desquels notre propre expĂ©rience nous permet de nous mettre Ă  la place de nos publics et de leur dire qu'on sait que c'est difficile d'avoir du recul sur sa propre image. On met beaucoup d'Ă©motions dans ce qu'on fait quand on est entrepreneurs et parfois, ça nous bloque. Notre job, c'est d’aider Ă  prendre du recul et Ă  gagner en vision business. Par chance, notre savoir-faire vient de notre expĂ©rience, pas de livres marketings oĂč il y a beaucoup de blabla et peu de solutions qui s’appliquent concrĂštement !

On met beaucoup de soi-mĂȘme, surtout quand c'est notre premier projet et ce n'est vraiment pas Ă©vident de se dĂ©tacher de ça et de faire ce travail-lĂ  sur soi-mĂȘme.

‍

‍

L'ingrĂ©dient dĂ©terminant dans la crĂ©ation de marque dans le branding qui est un processus. Pour vraiment comprendre une marque et savoir comment parler d'elle, il faut aussi savoir crĂ©er sa marque et aussi ĂȘtre dans cette mouvance-lĂ  parce que les entrepreneurs et les entreprises, sont dans leur bulle.

Mais toi, tu sais ce que c'est, tu connais les backstages mĂȘme s'ils ne te le disent pas, l'expĂ©rience et l’intuition sont lĂ . Tu sais qu'Ă  un moment donnĂ©, c'est sĂ»r et certain que c'Ă©tait difficile.
‍
Ça permet vraiment de crĂ©er des liens, je trouve ça passionnant et c'est un travail de longue haleine.

‍

‍

C'est clair ! J'avoue qu'en tant qu'agence, on a choisi de ne pas se mettre trop en avant au niveau du personal branding, parce que les stars ce ne sont pas nous, ce sont nos clients. On est dans l'ombre et on les met dans la lumiÚre. On travaille plutÎt sur le branding général de l'agence et le capital sympathie qu'elle envoie, plutÎt que sur notre image personnelle.

Nous travaillons dans l'ombre, ‘’ nos stars, ce sont nos clients et leurs projets ‘’.

‍

‍

C’est drĂŽle que tu dises ça " de ne pas se mettre en avant ". C’est vrai que pendant plusieurs annĂ©es, pour moi ça a Ă©tĂ© le discours comme quoi :'' c'est toi qui es derriĂšre, c'est toi qui donnes les stratĂ©gies, cette identitĂ© visuelle et ce storytelling ''. Mais jamais je ne m'Ă©tais dit qu’il fallait Ă  un moment donnĂ© que je me mette en avant.

C'est Ă  force de faire, Ă  force d'Ă©couter, Ă  force de se rendre compte que ça fait partie du cycle. C’est-Ă -dire qu’une marque personnelle qui est forte va nourrir la marque beaucoup plus grande, c'est vraiment un travail cohĂ©sif et de co-crĂ©ation. Ça change aussi la dynamique. Se mettre en avant n'est pas Ă©vident, ni facile, mais c'est malheureusement ou heureusement nĂ©cessaire mĂȘme pour soi.

C'est gĂ©nial ce que vous faites, je veux dire vos clients ont aussi envie de dĂ©couvrir qui vous ĂȘtes aussi parce que pendant les ateliers vous partagez plein de choses, mais il y a plein de gens qui ne connaissent pas l'agence.

Moi, je suis tombĂ©e par hasard sur votre site et j’ai trouvĂ© votre univers et vision vachement bien. En plus la casquette business en filigrane, c’est si bien pensĂ©.
C'est quelque chose qui m'intéresse énormément parce que les créatifs n'ont généralement pas cette approche business, donc ça rajoute encore un asset en plus au Branding.

‍

‍

Merci, c'est super gentil et ça fait plaisir en tout cas. C'est vrai que la vision business est hyper importante, on a créé cette agence en partant du principe que les agences de communication font la communication, les agences de business développement font du business développement.

Nous savons que l’image d’une marque est au service de son dĂ©veloppement, donc notre approche, c'est de se dire qu’on construit des marques attractives pour pouvoir assurer leur dĂ©veloppement. C'est vraiment le but de ce qu'on fait aujourd'hui.

‍

‍

Oui, parce qu'Ă  un moment donnĂ©, il faut aussi que cette idĂ©e, ce concept et puis cet engouement : il faut que ça nourrisse quelque chose. Parce qu'on ne peut pas crĂ©er des projets justes pour qu'il soit crĂ©Ă© comme ça sans toucher une audience. Il faut quand mĂȘme un certain rapport d'Ă©quilibre entre ce qu'on donne et ce que l’on reçoit et que ce soit le plus authentique possible parce qu'on ne va pas forcer un produit non plus sur une audience.

‍

‍

Bien sĂ»r ! On a tous les types de personnes qui viennent Ă  nous. Certains ont vraiment cette vision de marque, mais ne savent pas concrĂštement comment la construire. Et ceux qui ont dĂ©jĂ  une base, qu’ils travaillent dĂ©jĂ  depuis des mois, des annĂ©es parfois.

Qui nous disent :
- ‘' moi, j'ai tant de projets. J'ai tout ça, mais je n'ai jamais pris le temps de me poser dessus et je ne sais pas quoi en faire. Je ne sais pas comment communiquer ‘'.

On dit toujours qu'on préfÚre justement les gens proactifs, qui font et qui agissent. Il n'est jamais trop tard pour se poser sur la vision marketing d'une marque.

‍

Nous disons Ă©galement qu’une bonne façon de faire les choses, c'est de faire les choses.  

On a toujours des modifications ou des changements Ă  apporter Ă  ce qui a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© fait. Il y aura toujours des corrections Ă  optimiser, il n'y a pas de bons moments. Il ne faut pas attendre d'ĂȘtre parfait. De toute façon, ça n’arrivera pas et il faut le savoir.

On préfÚre toujours le dire aux entrepreneurs avec qui on travaille. Quand je parle d'entrepreneurs je parle aussi bien des start-ups que des personnes travaillant dans des grosses boßtes qui ont gardé cet esprit entrepreneurial. Des personnes qui souhaitent faire bouger les choses.

Pour moi un entrepreneur, c'est un mindset.

C'est clair ! Pour moi, c'est vraiment quelque chose que tu as dans les tripes l’entreprenariat. Ce n'est pas juste un poste en CDI, en CDD ou en freelance. On prĂ©fĂšre justement que les entrepreneurs aient avancĂ© jusque-lĂ  et qu’ils aient des idĂ©es de projets. De ce fait, ils ont besoin d'un coup de main pour passer Ă  l’étape suivante.

- ‘’ Au secours comment je fais pour en parler ? Comment je fais pour rendre mon rĂȘve un peu plus palpable ? ‘’

C'est vrai que c'est assez terrible, car on travaille avec beaucoup de directeurs artistiques et beaucoup nous disent qu'ils passent leur temps à faire des logos de société qui ne sortent jamais.

Le premier rĂ©flexe que les gens ont est de se focaliser sur une identitĂ© visuelle sans penser aux fondations de la marque. Quand c'est le cas, on les alerte sur la temporalitĂ© et la nĂ©cessitĂ© de bien poser les fondations de ce qu’ils veulent faire. On se permet de le dire aux gens avec qui on travaille, de les alerter lorsqu’ils ne vont pas assez vite ou trop vite ou ce qu'il faut amĂ©liorer. Pas de langue de bois chez HR, on est lĂ  pour ĂȘtre efficaces !

‍

‍

Il vrai que c’est un travail d’équipe ! Je trouve que cette dynamique-lĂ  est hyper forte. Je suis en train d'y penser et je me dis qu'un jour, je pourrais vous engager et collaborer ensemble.  

‍

‍

Ah, complÚtement, en plus, surtout si on est complémentaire.
MĂȘme si nous travaillons toutes les deux dans le branding, Barbara et moi n’avons pas la mĂȘme approche sur le sujet. Cela nous arrive souvent de travailler avec des planners stratĂ©giques notamment, mĂȘme si nous avons aussi cette compĂ©tence, nous le faisons, car cela nous apporte une certaine complĂ©mentaritĂ©.

‍

On n'a jamais la rĂ©ponse absolue en matiĂšre de marque, il faut toujours ĂȘtre plusieurs cerveaux pour rĂ©flĂ©chir.

Je suis tout à fait d'accord, ça libÚre l'esprit en plus. 

‍

‍

C'est vrai que le cĂŽtĂ© collaboratif est hyper important, mĂȘme avec nos clients, qui nous voient et nous cĂŽtoient en tant qu'agence.

J’ai vu, il n'y a pas longtemps, un sondage qui disait que les publicitaires avaient la confiance de 4 % des gens versus les mĂ©decins Ă  qui 90 % des gens font confiance.

‍
On souffre d’un terrible manque de confiance dans notre mĂ©tier, parce que c'est vrai, il y a beaucoup de gens qui vendent monts et merveilles ce qui n'est pas notre but.

On ne va pas apporter la solution. On n'a pas de baguette magique. Ce sont eux les magiciens, ils tiennent leur baguette magique. Nous, nous allons juste les aider Ă  monter le spectacle et Ă  faire la mise en scĂšne.

C'est lĂ  notre travail de le dire, on n'a pas la solution parfaite. Par contre, on va travailler ensemble.

Cette co-construction-lĂ , elle est hyper intĂ©ressante et c’est aussi pour ça qu'on fait beaucoup de formation et d'ateliers, et qu'on travaille Ă©troitement avec les Ă©quipes crĂ©as et de production derriĂšre. Cette co-construction permet de construire les choses ensemble.

On ne part jamais en disant '' tu auras de nos nouvelles dans deux mois quand on aura fini le travail ''. On fait tout ensemble et les gens avec qui on travaille aujourd'hui le savent, ils nous appellent Ă  n'importe quelle heure du jour et de la nuit, ils savent qu'on est lĂ  et qu'on avance ensemble. On considĂšre qu’on est dans une mĂȘme Ă©quipe et qu'il faut avancer ensemble.

‍

‍

C'est super-motivant d'ĂȘtre dans une mĂȘme Ă©quipe sans faire la mĂȘme chose. Cette hiĂ©rarchisation agence-client se substitue Ă  une co-crĂ©ation. Je trouve que ça donne beaucoup de richesse aux rapports et Ă  la relation.

Quelle est pour toi la définition du branding ?

‍

‍

Je considĂšre qu’une marque a besoin d'Ă©lĂ©ments vraiment concrets pour se dĂ©velopper.

Le Branding, c'est vraiment comme si tu Ă©tais un athlĂšte qui doit se prĂ©parer pour aller jouer un match. Tu dois connaĂźtre ton corps, connaĂźtre les bases, savoir sur quoi tu t’appuies, maĂźtriser les exercices qui vont te permettre de t’amĂ©liorer ainsi qu’une bonne connaissance de tes adversaires. Cela dans le but de te construire un corps et un esprit fort.

Pour moi le branding, c'est vraiment comment tu construis. Si nous prenons l’exemple d’un joueur de basket, on pourrait assimiler l’objectif de marquer des points au fait de rĂ©ussir Ă  communiquer. Cet instant, oĂč tu auras la balle en main, est le moment oĂč tu vas attirer l’attention de ton audience. Pendant quelques secondes, tout le monde te regarde et c’est Ă  ce moment qu’il y a quelque chose qui va se crĂ©er. Deux minutes plus tard, le match est remis en jeu et les concurrents peuvent reprendre la balle.

Est-ce vraiment ton ADN ? Qui es-tu en tant que personne et qu'est-ce que tu vas préparer pour aller jouer ton match sur le terrain ?

Si tu es sur un terrain de basket et que communiquer ça serait de rĂ©ussir Ă  marquer des points, quand tu attires l'attention de ton audience et que tu veux rĂ©ussir Ă  crĂ©er ce petit moment oĂč tu lances la balle et pendant quelques secondes tout le monde te regarde et 2 minutes aprĂšs, c'est remis enjeux et les concurrents reprennent la balle et se remettent Ă  jouer. Pour moi le branding, c'est vraiment comment tu construis ce que tu es quand tu arrives sur le terrain ou dans l'arĂšne ?

On peut utiliser plein de mĂ©taphores, mais c’est vraiment ça l'idĂ©e.

‍

‍

Je trouve la mĂ©taphore trĂšs rĂ©aliste parce que tout le monde peut se l'approprier et c’est vraiment cette notion de moment.
Ça en dit beaucoup du fait que ce soit une succession de moments et Ă  un moment donnĂ©, comme pour tout, il y a une rencontre et je crois que c'est quelque chose qui est important pour vous aussi ; il y a une rencontre entre l'audience, le message et tout ce qui a Ă©tĂ© fait jusqu'Ă  prĂ©sent.

Et tout d'un coup une marque a vraiment du cƓur, de l'impact et crĂ©e quelque chose qu'on ne trouve pas forcĂ©ment ailleurs.

J’ai l'impression que le sport est trĂšs important, est-ce que vous avez travaillĂ© avec beaucoup de marques dans le sport ?

‍

‍

Non, c'est vraiment la mentalitĂ© qu’il y a dans le sport qui nous plaĂźt. C’est vrai que les sportifs et les athlĂštes en gĂ©nĂ©ral sont inspirants. D’ailleurs, mes plus grandes inspirations, ce sont des grands sportifs. On s'inspire des meilleurs, qui ont rĂ©ussi Ă  briller grĂące Ă  leurs capacitĂ©s physiques, mais aussi grĂące Ă  leur cerveau !

Ce sont des personnes qui rĂ©ussissent Ă  la force de rien d’autre que leur rĂȘve et une volontĂ© implacable. Ce qui leur permet d’atteindre les plus hauts sommets et de laisser des traces de leur passage.

C’est un Ă©tat d’esprit que l’on retrouve dans tous les sports.

Et pour moi construire une marque, c'est te dire que ton produit ou service existe. Et si tu veux qu’il fasse partie de la vie des gens Ă  long terme, il faut que tu rĂ©flĂ©chisses Ă  la valeur ajoutĂ©e. Quelle est la trace que tu veux laisser, qu’est ce que tu apportes en plus.

La vision du sport et d'un athlĂšte est hyper importante parce qu'on doit avoir cet Ă©tat d’esprit de conquĂ©rant, de persistance et de rĂ©gularitĂ©. Tu peux avoir des dons naturels pour ce que tu fais, mais si tu ne persistes pas dans la pratique, tu n'y arriveras pas et tu cĂ©deras la place Ă  un concurrent moins talentueux, mais plus persistant qui lui va se diffĂ©rencier par rapport Ă  toi.

‍

‍

Je suis d'accord avec toi. Cette notion de constance, m'a toujours interpellĂ© dans le Branding parce que c’est vrai qu’il y a les marques qui durent et qui nous accompagnent depuis notre enfance. Des marques qui nous tiennent Ă  cƓur et qu'on porte en nous, parce qu’elles nous ont faites du bien, elles nous ont racontĂ© de belles histoires et ont toujours Ă©tĂ© prĂ©sentes.

Elles ont évolué, mais elles ont toujours propagé le message de maniÚre constante.

Comment est-ce que tu vois la notion de constance dans le Branding ? Est-ce que c'est une constance en intention ou une constance en action ou en tactique.

‍

‍

Pour moi, ce sont les deux en fait. Pour la communication, ce sera en termes d'action, mais pour le Branding, ce sera la constance en termes de régularité du discours.

Ça se traduit bien sĂ»r en action de communication qui elles doivent ĂȘtre rĂ©currentes. Comme tu dis la diffĂ©rence entre une marque qui perdure ou pas, c'est sa rĂ©gularitĂ© dans sa façon de communiquer, mais aussi dans son message.
‍
Par exemple, quand tu lances un produit en service, tu vas aller vendre un concept, tu vas vendre une vision de la vie, une façon de faire les choses et ça ce n'est pas quelque chose que tu peux te permettre de changer.

Tu ne peux pas dire : moi ma vision du monde, c’est qu’on s’entraide tous et du jour au lendemain changer. Pour moi, il faut construire une marque qui est consistante sur du long terme, c'est, avoir le mĂȘme message rĂ©gulier exprimĂ© de façon diffĂ©rente Ă  travers diffĂ©rentes actions de communication.

Mais toujours la mĂȘme vision parce que ce n'est pas quelque chose sur lequel tu peux tricher. 

‍

‍

Ça, c'est vrai.

‍

‍

Tu peux tricher sur ton produit, ton service, sur plein de choses, mais pas sur ta vision. Cela se ressent quand tu as des entrepreneurs qui sont trÚs axés business, mais à qui il manque ce petit plus qui fait que c'est eux et eux seuls qui peuvent faire ce qu'ils font.

Une marque qui n’a pas des bases et fondements solides, finit par perdre en crĂ©dibilitĂ© Ă  long terme.

Il y a une vraie nĂ©cessitĂ© de se remettre sur les rails aussi bien dans tes actions de communication que dans ton message en matiĂšre de Branding. Il faut surtout que les deux avancent en parallĂšle et qu’ils soient toujours en symĂ©trie parce qu'au moindre Ă©cart ça crĂ©e des effets nĂ©gatifs pour toi, ce qui peut avoir un mauvais impact sur les gens qui te suivent et qui te sont fidĂšles.

‍

‍

C’est vrai que c'est un travail d'Ă©quilibre. Quand on a des entrepreneurs avec un projet qui ont cette flamme qui les anime, ne pas dĂ©naturer le message est un dĂ©fi.

Plusieurs personnes peuvent intervenir dans le projet ou dans l’entreprise et cela permet aux projets ou Ă  la marque d’évoluer avec de nouvelles idĂ©es ainsi que des actions nouvelles. Le message reste le mĂȘme, mais la dimension grandit, donc c’est hyper difficile de garder cette flamme vivante et constante.

Quel est le conseil que tu donnes aux entrepreneurs avec lesquels tu collabores sur le fait de garder la flamme vivante ? Et comment fait-on pour la maintenir intacte pendant plusieurs années ?

‍

‍

Pour moi, c'est trÚs simple, il faut garder cette flamme vivante en se faisant aider, bien sûr par des agences dont c'est le métier, mais aussi en étant entouré.

En tant que personne, qui est-ce qui te rappelle dans ta vie personnelle qui tu es ? Ce sont tes amis, ta famille, les gens qui te sont proches et c'est la mĂȘme chose pour une marque, c'est-Ă -dire en Ă©tant entourĂ© et en cherchant tout le temps Ă  communiquer vers l'extĂ©rieur, c’est ce qui va te permettre de t’amĂ©liorer.

On sait que quand tu crées une start-up, ta plus grande réussite ce n'est pas forcément par exemple d'avoir levé des fonds, c'est avoir reçu un message privé, qui te dit « merci beaucoup pour ce que tu fais pour moi ».

Être entourĂ©, de donner de l'amour parce que ça te permet d'en recevoir. 

‍

‍

C'est beau ça ! (rire)

Je trouve la notion d'Ă©motions, d’amour de bonheur trĂšs intĂ©ressant, ça fait partie des choses qui m’exaltent dans le Branding. On ne se rend pas compte Ă  quel point c'est un bonheur de le faire, de le construire mĂȘme quand c’est artisanal, mĂȘme avec les challenges.

Je pense vraiment qu’il y a quelque chose de nourrissant, d'avoir un projet et de le rendre palpable, comme tu disais. Garder la flamme, c’est aussi apprĂ©cier ce bonheur-lĂ .

Ça fait un an que tu as cette agence, quel est ton rapport au bonheur d’avoir crĂ©Ă© cette agence ? 

‍

‍

Le rapport au bonheur est hyper important, mĂȘme si tu n'as pas beaucoup de moyens pour communiquer, ce n'est pas grave tant que tu gardes ton authenticitĂ©.

Quand tu entreprends et que tu veux crĂ©er une marque ou un concept, il n'y a pas de case prĂ©conçue, c’est Ă  toi de la crĂ©er avec ton identitĂ© propre.

C'est important d'ĂȘtre authentique, tu restes toi-mĂȘme et tu vois que les gens autour te remercient d'ĂȘtre toi-mĂȘme, c'est Ă  ça qu'ils adhĂšrent.

‍

Finalement mĂȘme dans le travail en tant qu'agence, on a des gens en face de nous qui nous ressemblent, car on est des personnes trĂšs empathiques et trĂšs sensibles. On s’investit Ă©normĂ©ment dans ce qu’on fait et nos clients en face, finalement, sont comme nous.

Il y a vraiment des choses qui ne sont pas palpable, pas exprimable, c'est vraiment du feeling de l’humain de l’instinct. Et dans le Branding, il y a une grosse partie d'instinct aussi.

Je sais que ce n'est pas forcĂ©ment ce qu'il faudrait faire, mais je sens quand mĂȘme que c'est lĂ  oĂč il faut aller parce que je sens que c'est lĂ  oĂč j'ai ma place. C'est presque de la psychologie finalement le Branding parce que tu crĂ©es ta place, tu crĂ©es qui tu es et qui cette marque va ĂȘtre. 

‍

‍

Tous mes mots préférés à la suite (rires). Je suis tout à fait d'accord avec toi.
Il faut avoir le courage de prendre sa place. Je suis à 100 % d'accord. C'est fou, cette apsect d'identité, d'émotions et de psychologie.

Je pense qu'une marque qui se connaĂźt, c’est aussi une marque qui apprend Ă  apprĂ©cier les changements qui vont avec le Branding avec toutes ces vagues successives. Plus on se connaĂźt et plus on apprĂ©cie ce que l’on fait et qui on est. On fait face Ă  ce genre d'Ă©vĂ©nement avec beaucoup plus de calme et de sĂ©rĂ©nitĂ©.

On va juste terminer sur la notion de Branding au fĂ©minin parce qu'il y a quelque chose que j’observe et que je vois dans certaines agences et dans des sphĂšres de dĂ©cisions.

Les femmes qui font du Branding et qui ont une vision du Branding, le font différemment.

Dans les Ă©quipes mixtes (homme, femme), ça fait la magie, mais on doit quand mĂȘme se rendre compte qu’il y a malgrĂ© tout dans le branding, je n'aime pas le terme, mais une sensibilitĂ© fĂ©minine qui donne cet extra qui fait qu’une marque ‘’ vit ‘’.

Il y a quelque chose d’assez rĂ©vĂ©lateur, est-ce que tu crois que le Branding au fĂ©minin devrait avoir une place encore plus poussĂ©e et accrue ?

‍

‍

C’est une question intĂ©ressante que je ne me suis jamais posĂ©e pour ne rien te cacher. Je sais qu'on fait souvent la diffĂ©rence entre les femmes entrepreneurs et les hommes entrepreneurs, mais je ne me suis jamais posĂ© la question sur le Branding. 

Je ne sais pas si c'est une question de sexe ou d'acceptation de la part féminine qui est en soi parce que nous, on a eu l'occasion de travailler aussi avec des hommes qui avaient alors je ne suis pas non plus hyper fan de ce mot, mais cette sensibilité-là et je pense que c'est vraiment une question d'émotion.

Quand on parle de Branding avec de l'Ă©motion, on va beaucoup plus se concentrer sur l'image qu'on va transmettre aux yeux des gens. On va toujours se poser la question de savoir ce qu'on renvoie, et on va y aller avec plus de doutes. LĂ  oĂč, si on rĂ©flĂ©chit sans le cƓur, on assume beaucoup plus sa diffĂ©rence et on l'impose telle qu'elle est. Est-ce qu'on peut mettre les hommes et les femmes dans des paniers diffĂ©rents ? Je ne sais pas, mais je pense qu'on a peut-ĂȘtre des Ă©nergies diffĂ©rentes et que, comme tu disais, l'idĂ©al, c'est de travailler ensemble.

Peu importe que tu sois un homme ou une femme, avoir cette sensibilitĂ©-lĂ , cette Ă©motivitĂ©, est un ingrĂ©dient en plus qui permet de sublimer le projet tout en y mettant du cƓur.

On en revient toujours Ă  la mĂȘme chose, il faut que le cƓur et le cerveau soient Ă©quilibrĂ©s tout le temps, mais il faut quand mĂȘme de la stratĂ©gie, il faut quand mĂȘme ĂȘtre malin.

Peut-ĂȘtre et je dis bien peut-ĂȘtre qu'en tant que femme, nous sommes plus dotĂ©es de cette fine vision Ă©motionnelle, qui nous pousse Ă  Ă©valuer notre stratĂ©gie tout au long du processus, en vue de visualiser les diffĂ©rentes options qui s’offrent Ă  nous.

‍

‍

Cette intuition-lĂ 

‍

‍

C’est ça, plutĂŽt du feeling, de l’intuition. On s'Ă©coute peut-ĂȘtre un peu plus au niveau Ă©motionnel. 

‍

‍

Peut-ĂȘtre. C'est juste drĂŽle de voir comment certaines marques fondĂ©es par des hommes et avec une dominance masculine, recrute des femmes par exemple en Direction artistique ou en stratĂ©gie pour justement apporter cette sensibilitĂ© intuitive dont elles sont plus naturellement dotĂ©es et qui souvent leur fait dĂ©faut.

Je trouve intéressant de voir dans les moments de décision comment est-ce que les fondateurs, les porteurs de projets ou les agences aussi se rendre compte de certains manques et tout de suite agissent et essaient de les combler.

De se dire que ” moi, je ne peux pas le faire, mais quelqu'un va mieux le faire et si je n'ai pas cette sensibilitĂ©, je matche avec la bonne personne et on va rĂ©ussir Ă  faire quelque chose de beau ”.

‍

‍

C’est vrai.

‍

‍

Parlons du '' Beau '' d'ailleurs, est-ce que le Branding exige de la beauté ?
Cela, doit-il ĂȘtre plaisant, ou est-ce une notion complĂštement subjective ?

‍

‍

Qu’est-ce que ça veut dire la beautĂ© ? Plaisant aux yeux de qui ? Pourquoi ? Qui dĂ©cide de la vĂ©ritĂ© absolue de ce qui est beau ou pas ? C'est trop subjectif, le branding exige de la diffĂ©rence, pour moi, c'est lĂ  qu'est la beautĂ©.

‍

‍

Il y a une grande part de subjectivitĂ© par rapport aux standards, Ă  l'esthĂ©tique, aux tendances... Ainsi qu'au public que l’on veut atteindre.

‍

‍

En fait pour moi le Branding, c'est justement crĂ©er tes propres standards, donc ça n'existe pas d'ĂȘtre beau.
Pour moi, j'ai vraiment un souci par rapport Ă  cette notion de la beautĂ©, car selon moi, ça n'existe pas ce qui compte, c'est d'ĂȘtre toi-mĂȘme en fait d'ĂȘtre authentique.

Bon, ça fait un petit peu discours de bien-ĂȘtre, je ne suis pas prof de yoga (rire). 

‍

‍

Tout est lié !  

‍

‍

Je pense vraiment que lorsque tu crĂ©es, tu deviens beau parce que tu es toi-mĂȘme en fait et tu es beau parce que tu reflĂštes cette authenticitĂ©.

C'est important de ne pas écouter les gens. Nous avons pour habitude de dire aux gens avec qui on travaille à rester focalisé sur leurs idées et non sur ce que pensent les autres.

Il y a autant d'avis sur ce que vous allez ĂȘtre ou faire qu'il y a de gens sur la planĂšte alors bonne chance si vous voulez prendre en compte les avis de tout le monde. Ce qui compte, c'est que dans tes baskets, tu sois alignĂ© avec ce que tu fais.

‍

‍

C'est le mot de la fin
 (rire) posĂ© comme il faut. 

‍

‍

Merci beaucoup en tout cas moi, j'ai hùte de voir ce que tu vas faire. 

‍

‍

Moi aussi, merci beaucoup.

‍

‍

‍

Un grand merci Ă  Catherine, pour la transcription et les mises Ă  jour de la conversation.

‍

Goodies to explore more
‍

đŸ€©Â Â Agence Hyperealist

đŸ§‘đŸŸ  L'esprit marche

👑  Garder la flamme

📙  Women who Brand

đŸ€Â Â A personal brand from zero to infinity

🐱  Le sport et son impact au quotidien en business

đŸ€©  Le design doit-il ĂȘtre beau ?

🩄  Exercise for Intellectuals

‍

🔩  Rejoignez la lettre mensuelle sur le Branding (articles, les idĂ©es et l’inspiration Ă  venir).

👉  La prochaine fois, nous allons nous plonger dans un Branding = experience

‍

Questions à la cofondatrice de Hyperealist. Une agence créative, business et réaliste en mode réalité-terrain. 
Founder of the Keva Epale Studio
@kevaepale

What’s a Rich Text element?

The rich text element allows you to create and format headings, paragraphs, blockquotes, images, and video all in one place instead of having to add and format them individually. Just double-click and easily create content.

Static and dynamic content editing

A rich text element can be used with static or dynamic content. For static content, just drop it into any page and begin editing. For dynamic content, add a rich text field to any collection and then connect a rich text element to that field in the settings panel. Voila!

How to customize formatting for each rich text

Headings, paragraphs, blockquotes, figures, images, and figure captions can all be styled after a class is added to the rich text element using the "When inside of" nested selector system.

Questions à la cofondatrice de Hyperealist. Une agence créative, business et réaliste en mode réalité-terrain. 
Founder of the Keva Epale Studio
@kevaepale